Élimination des produits phytosanitaires et emballages vides par les agriculteurs en Bretagne : comment agir en toute conformité ?

En Bretagne, la gestion des déchets agricoles ne se limite pas aux emballages courants. Produits phytosanitaires non utilisables, emballages vides, flexibles souillés, lubrifiants, batteries ou équipements électriques périmés : certains flux doivent être traités comme des déchets dangereux et suivis avec rigueur. Pour les exploitants, l’enjeu est simple : savoir ce qui passe par les circuits habituels comme Adivalor, ce qui en sort, et comment faire quand un déchet reste sans solution évidente.

Quels déchets agricoles sont classifiés dangereux ?

Dans le contexte agricole, un déchet dangereux est un déchet qui présente un risque pour la santé, la sécurité ou l’environnement. Cela peut venir de sa composition chimique, de sa contamination par un produit phytosanitaire, ou de ses propriétés physiques. En exploitation, cela concerne surtout les déchets liés à la manipulation, au stockage et à l’utilisation des pesticides.

Les flux les plus fréquents sont les PPNU (Produits Phytosanitaires Non Utilisables), c’est-à-dire les produits périmés, dégradés, mal identifiés ou devenus inutiles. Viennent ensuite les EVPP (Emballages Vides de Produits Phytopharmaceutiques), qui regroupent les bidons, flacons et contenants ayant servi à ces produits. S’ajoutent les flexibles souillés, les lubrifiants agricoles, certaines batteries et des équipements électriques périmés utilisés sur l’exploitation.

Ce point est important : un emballage vide n’est pas forcément un déchet banal. S’il a contenu un produit phytosanitaire, il peut relever d’une filière spécifique, voire d’une traçabilité particulière selon son état et son niveau de contamination.

EVPP, PPNU, flexibles souillés : les circuits de collecte disponibles en Bretagne

En Bretagne, les exploitants agricoles connaissent souvent Adivalor pour la collecte des EVPP et des PPNU standards. C’est une solution utile, bien installée, et généralement adaptée aux filières agricoles les plus courantes. Elle fonctionne notamment via des points de collecte dédiés et des campagnes organisées pour certains flux bien identifiés.

Mais Adivalor ne couvre pas tout. Certains produits hors REP, certains flux mixtes, ou encore des petits volumes ponctuels restent en dehors de ces circuits classiques. C’est souvent là que les exploitants se retrouvent bloqués :

  • un lot de PPNU oublié dans un local,
  • un flexible souillé issu d’une intervention ponctuelle,
  • quelques bidons mal identifiés,
  • ou des déchets qui ne rentrent pas dans la campagne de collecte en cours.

Pour savoir rapidement si un déchet entre dans un circuit habituel, vous pouvez vous poser une question simple :
Mon produit est-il clairement repris par une filière agricole existante et identifié comme tel ?
Si la réponse est oui, Adivalor peut souvent suffire. Si la réponse est non, si le flux est mélangé, ancien, incomplet ou hors campagne, il faut envisager une autre solution.

Les cas non couverts par Adivalor et comment les gérer

C’est précisément sur ces flux “oubliés” que Clikeco Armorique intervient. L’entreprise prend en charge les déchets hors filière REP, avec une collecte adaptée aux réalités du terrain agricole. Cela permet de traiter des situations que les circuits habituels ne prennent pas en charge, sans demander à l’exploitant de tout reclasser ou de tout stocker plus longtemps.

Prenons l’exemple d’un de nos clients, un exploitant céréalier dans les Côtes-d’Armor, qui avait conservé plusieurs bidons de PPNU dans un local technique pendant près de trois ans. Les produits n’entraient plus dans la campagne de collecte du moment, et il n’avait pas de solution simple pour évacuer ce stock devenu gênant. Après prise de contact avec Clikeco Armorique, un enlèvement a été organisé rapidement, avec édition du BSD et remise d’une preuve de traitement conforme. Le local a pu être libéré, sans mobiliser son équipe pendant plusieurs jours.

C’est exactement l’intérêt d’un prestataire spécialisé : intervenir là où les filières nationales s’arrêtent, traiter les flux hors REP, et sécuriser la conformité de l’exploitation sans alourdir la logistique.

Stockage sur l’exploitation : ce que dit la réglementation ICPE

Le stockage des produits phytosanitaires et des déchets qui en découlent ne peut pas se faire n’importe comment. Sur l’exploitation, les règles imposent un local adapté : fermé, ventilé, hors gel si nécessaire, avec un étiquetage lisible et une séparation claire entre produits utilisables, PPNU et déchets à évacuer. L’objectif est d’éviter les fuites, les mélanges et les risques en cas de contrôle.

La durée de stockage doit rester raisonnable. En pratique, un déchet dangereux ne doit pas être gardé indéfiniment en attendant “d’avoir assez de volume”. Il doit être stocké temporairement, dans de bonnes conditions, puis remis à une filière autorisée. C’est aussi le sens de la responsabilité du producteur : l’exploitant reste responsable de ses déchets jusqu’à leur traitement final, conformément au principe posé par l’article R541-42.

En cas de contrôle, le point observé n’est pas seulement l’existence du local, mais aussi l’état du stockage, la séparation des flux, l’identification des produits et la preuve qu’ils pourront être suivis correctement jusqu’à la filière finale.

Faire appel à un prestataire agréé : mode d’emploi

Pour un exploitant agricole, la démarche peut rester simple. Tout commence par une prise de contact pour décrire les déchets à évacuer : PPNU, EVPP, flexibles souillés, batteries, petits équipements, ou autres déchets dangereux de l’exploitation. Un audit rapide des flux permet ensuite de distinguer ce qui relève d’Adivalor et ce qui doit passer par une autre solution.

Clikeco Armorique organise alors la collecte, généralement sans imposer de volume minimum. C’est un point essentiel pour les exploitations qui ont peu de stock mais ne peuvent plus attendre. L’intervention peut se faire sous 72 heures en Bretagne, notamment en Finistère, dans le Morbihan et les Côtes-d’Armor, ce qui évite de laisser traîner des déchets sensibles dans le local technique.

À l’issue de la collecte, l’exploitant reçoit un BSD et une preuve de traçabilité via TrackDéchets. Cela permet de justifier la conformité de la démarche, sans avoir à gérer soi-même les aspects administratifs les plus complexes. Au fond, le vrai coût n’est pas toujours celui de la collecte : il est souvent plus élevé de conserver des déchets sans solution, de perdre du temps à chercher une filière ou de s’exposer à un contrôle défavorable.

FAQ

Puis-je brûler mes emballages vides ?

Non. Les emballages vides de produits phytosanitaires ne doivent pas être brûlés sur l’exploitation. Ils doivent suivre la filière adaptée à leur nature et à leur niveau de contamination.

Adivalor suffit-il pour tous mes déchets ?

Non. Adivalor couvre une partie des flux agricoles, mais pas tous. Certains produits hors REP, flux mixtes ou petits volumes ponctuels nécessitent une autre solution de collecte.

Que risque-je en cas de contrôle DRAAF ?

En cas de contrôle, l’absence de stockage adapté, de traçabilité ou de filière conforme peut entraîner une mise en demeure, des remarques administratives et, selon les cas, des sanctions liées à la gestion des déchets dangereux.

Combien de temps puis-je garder mes PPNU ?

Le stockage doit rester temporaire. Dès qu’un stock devient ancien, hétérogène ou difficile à identifier, il est préférable d’organiser une collecte plutôt que d’attendre.


 

Les exploitants bretons ont aujourd’hui plusieurs options pour gérer leurs déchets phytosanitaires : les circuits Adivalor pour les flux couverts, et des solutions spécialisées pour tout ce qui en sort. PPNU, EVPP, flexibles souillés, batteries ou équipements périmés : chaque déchet doit être orienté vers la bonne filière, avec une traçabilité claire et un stockage conforme.

Avec une collecte adaptée, sans volume minimum et une intervention rapide en Bretagne,
Clikeco Armorique apporte une réponse simple aux exploitants qui veulent rester en règle sans compliquer leur quotidien.

Demandez une collecte pour votre exploitation,  intervention en Finistère, Morbihan et Côtes-d’Armor.